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Odette Bertin, une vraie femme de marin !

  • Mademoiselle Artichaut
  • 21 févr. 2015
  • 2 min de lecture

Mariée à Jean Bertin depuis 1958, Odette Bertin (Pujol, de son nom de jeune fille) était une vraie femme de marin ! Mère de 3 enfants et grand-mère de 7 petits-enfants, elle s'est éteinte, en novembre 2014, des suites d'une longue maladie. Elle laisse derrière elle le souvenir de sa gentillesse et de sa détermination...

Noire de geai, Odette Bertin avait une longue chevelure caractéristique de ses origines.

Elle était la descendante d’un mandarin de l’empire d’Annam. C’est la mer qui a réuni Odette et Jean Bertin "on s’est rencontré alors que je faisais escale en Nouvelle-Calédonie à Nouméa. C’était au cours d’un voyage sur un paquebot de ligne, un Marseille-Sydney, dans le Pacifique sud, il y a soixante ans presque jour pour jour", raconte-t-il. A l'époque, Il faisait carrière dans la marine marchande, elle habitait l’île avec sa famille et ils tombent amoureux, le coup de foudre... "J’ai fait mon service militaire dans la Royale à l’époque de la guerre en Afrique du Nord, alors on ne s’est mariés que plus tard. " Celle qui deviendra Odette Bertin quitte son archipel pour suivre Jean Bertin à Toulon, où ils fondent une famille, avant de venir à Mazamet.

Aux commandes d’un bateau...

"C’était une femme de marin qui se comportait en épouse de marin. C’est-à-dire qu’elle endossait les responsabilités", confie Jean Bertin. "Pendant neuf mois de l’année, c’est elle qui était aux commandes, sur la passerelle de la maison avec les trois enfants. Elle m’a toujours encouragé à faire encore plus.

Elle qui savait que son mari aimait la mer était "très joyeuse, courageuse, joueuse et avec un goût pour le risque. Elle n’aimait pas briller en société, pourtant c’était une femme dotée d’une grande culture, qui venait de la lecture assidue des grands auteurs", décrit-il.

Elle était forte et aguerrie, la marine ayant forgé mon caractère et le sien. Avec les enfants, elle était sévère mais juste. Odette Bertin ne se plaignait jamais. "Elle était très digne, gentille et pudique et affichait toujours un sourire, avec le mot qu’il faut. Elle avait l’art d’envoûter".

Passionnée par la cuisine, et fan de jazz, en particulier de Glenn Miller, elle remplissait des pages et des pages de recettes. "Elle était aussi très forte aux mots croisés et au Sudoku. Elle se battait contre les mots et les chiffres." Dernièrement, c’est contre un mal qu’elle s’est battue, mais s’il a eu le dessus, sa force de caractère n’a jamais laissé transparaître la douleur. Sans doute un héritage de la culture asiatique...

Propos recueillis et écrits par Julie Bar, journaliste au Journal D'ICI. Pour lire l'article paru le 17 décembre 2014 dans ce journal, cliquez ici

Crédit photo portrait Odette Bertin : Benjamin Galindo

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